Marcela Gomez Sculpteur Sculptor

Vanité...

VANITÉ…
Cloître de l’Agora - Lyon
Janvier, février 2008

Qu’emporte avec lui le nomade ?

« Vanité des vanités, dit Qohélet ; vanité des vanités, tout est vanité. (...) J’ai regardé toutes les œuvres qui se font sous le soleil : eh bien, tout est vanité et poursuite de vent ! » (Dans la bible, livre de l’Ecclésiaste (ou Qohélet) au premier chapitre, versets 2 et 14).

Marcela Gomez cite l’Ecclésiaste, avec elle nous évoquons enthousiasmés la cendre, le blanc de Meudon, la glace qui fond, la goutte qui tombe...

Traverser les œuvres de Marcela c’est entrer dans une expérience plutôt que regarder des objets. Ce sont “des riens fait avec si peu“… Dit-elle.
Il ne s’agit pas d’un regard désabusé ou pessimiste mais d’une convocation joyeuse à la rencontre de la sagesse. C’est la métaphore des éphémères attirés par la lumière. Avec les risques que toute rencontre exige et engendre.

D’après le Petit Robert, la larve de l’éphémère végète plus d’un an tandis qu’après la métamorphose, l’adulte ne vit qu’un seul jour. Vanité.
Il n’y a ici rien à prendre ni à emporter, seulement recevoir et éprouver... Puis garder avec nous cette assignation à passer de la vacuité à la plénitude.

Paris décembre 2007
Brice Olivier


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